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Les machines de l'expédition Antarctica2 souffrent alors que les Sastrugi empirent

Les machines souffrent

Jour 6 : Le tracteur et les camions d'assistance sont malmenés par les longues heures aux prises avec la glace dans l'expédition Antarctica2.

Les rapports transmis hier par l'équipe ont signalé des Sastrugi de plus en plus difficiles et la nécessité d'effectuer des réparations sur le tracteur MF 5610, une remorque et l'un des camions d'assistance. Les conditions féroces demandent également des compétences de conduite de tracteur de très haut niveau. En même temps, l'effort physique considérable de la lutte contre les vents constants et le froid laisse l'équipe épuisée à la fin de la journée.

 

Si vous avez besoin d'un mécanicien pour réparer votre tracteur au milieu d'une calotte glaciaire par moins 40 degrés, Nicolas Bachelet est votre homme ! En tant que chef mécanicien sur la mission Antarctica2, Nicolas a resserré tous les boulons et les fixations sur la cabine du tracteur qui avait été poussée dans ses derniers retranchements par des sastrugis bien pires que prévu. Mais l'indomptable Français s'est contenté de hausser les épaules, puis dire « aucun problème » et a tout réparé en une demi-heure. Des réparations devaient également être apportées à un essieu de la remorque et à l'un des camions Arctic Trucks. La soudure par moins 40 degrés peut être amusante !

 

Sans surprise, les sastrugis - certains de plus d'un mètre de haut - continuent d'entraver les progrès et à rendre la vie extrêmement difficile pour les pilotes et le tracteur. Atteignant une altitude de 3 276 m, la 6e journée de l'expédition a parcouru un peu plus de 100 km, à une vitesse de 8 à 15 km/h. Manon Ossevoort, pilote en chef, est partie avec le tracteur le matin pour ouvrir la piste, en se concentrant dur sur le tracé de son chemin à travers les crêtes de glace. « Vous devez virer à gauche et à droite, ce qui rend la conduite assez aventureuse, » dit-elle dans son rapport. « Les sastrugis sont vraiment mauvais mais je suis super heureuse car le soleil était au rendez-vous et je suis de plus en plus heureuse de faire partie de cette expédition. Je suis vraiment impressionnée et très reconnaissante envers l'équipe de professionnels qui m'accompagne »

 

 

Les conditions extrêmes de l'Antarctique se révèlent un difficile test d'endurance pour le tracteur et l'équipe. La mission a toujours été prévue comme un énorme défi, mais l'homme et la machine vont bien et montrant leur résilience face aux rigueurs de la glace.